HistorIA est disponible !
Et voilà ! Après pas mal de travail, de tests, de modifications et quelques idées abandonnées en cours de route, l’outil dont je vous parlais dans mon article sur mon projet HistorIA est maintenant disponible. Vous pouvez donc l’essayer, interroger les personnages, tester différentes questions et, pourquoi pas, vérifier vos connaissances en histoire européenne.
Je préfère rappeler ce qu’est HistorIA et ce qu’il n’est pas. L’outil repose uniquement sur mes notes prises pendant ma lecture de Histoire de l’Europe de Carpenter et Lebrun. Cela représente environ 85 pages de contenu, ce qui commence à constituer une base documentaire intéressante, mais cela reste malgré tout une seule source, un seul livre, avec ses choix, son découpage et évidemment ses limites.
Il faut donc prendre HistorIA pour ce qu’il est. C’est une expérimentation autour de l’intelligence artificielle, de la recherche documentaire et de l’histoire, et pas un historien parfait capable de répondre avec certitude à toutes les questions possibles et imaginables.
Il arrivera probablement aussi que l’outil se trompe. Vous rencontrerez peut-être un message d’erreur, une réponse étrange ou une hallucination de l’IA. Dans ce cas, n’hésitez pas à reformuler votre question, à utiliser d’autres mots ou simplement à réessayer. Cela fait aussi partie de l’expérience et d’une certaine manière, c’est ce qui rend ce projet intéressant.
Des suggestions pour vous accompagner
Vous pouvez écrire directement votre propre requête, mais vous pouvez également vous laisser guider par les suggestions proposées par l’outil. Cette fonctionnalité a d’ailleurs pas mal évolué pendant le développement.
Au départ, je souhaitais que l’API vous accompagne pratiquement en temps réel. L’idée était que dès que vous commenciez à écrire un mot, l’outil devait analyser votre saisie et chercher dans ma base documentaire des questions susceptibles de vous intéresser.
Par exemple, si vous écriviez « Napoléon », l’API pouvait progressivement vous proposer des questions comme « Napoléon a-t-il gagné la bataille d’Austerlitz ? » ou « Napoléon est-il mort à Sainte-Hélène ? », etc.
Mais cette méthode était beaucoup trop lente. Il fallait en moyenne six à sept secondes pour obtenir les suggestions. L’API devait analyser ce que vous aviez écrit, parcourir les informations disponibles dans la base documentaire, déterminer quelles propositions étaient pertinentes, puis générer les suggestions. Six secondes ne semblent peut-être pas énormes, mais lorsque vous êtes devant un champ de recherche à attendre que quelque chose apparaisse, c’est très long. J’ai donc cherché une autre solution.
Près de 3 000 suggestions pour masquer l’attente
Plutôt que de supprimer cette fonctionnalité, j’ai décidé de tricher un peu avec le temps d’attente. J’ai créé un peu moins de 3 000 suggestions à l’avance, réparties sur près de 300 thématiques et associées à des mots ou formulations fréquemment utilisés pour commencer une recherche.
Lorsque vous commencez à écrire, HistorIA peut donc immédiatement vous proposer des questions issues de cette première liste. Vous n’avez pas besoin d’attendre que l’API fasse tout le travail.
Pendant ce temps-là, en arrière-plan, l’API prépare ses propres suggestions en fonction de votre requête et de ma base documentaire. Lorsqu’elles sont prêtes, elles viennent prendre le relais.
Le résultat donne l’impression que l’outil répond immédiatement, alors qu’en réalité deux mécanismes différents se succèdent. D’abord les suggestions préparées à l’avance, puis celles générées dynamiquement par l’IA.
Un projet qui reste une expérimentation
HistorIA n’est évidemment pas terminé. Et je ne suis même pas certain qu’un projet comme celui-ci puisse réellement l’être.
Il reste des choses à améliorer, des erreurs à corriger et probablement beaucoup de cas auxquels je n’ai pas encore pensé. Je vais continuer à tester l’outil, à observer les questions qui fonctionnent bien et celles qui posent problème, et à réfléchir aux améliorations possibles.
Il serait notamment intéressant d’ajouter d’autres sources à la base documentaire. Cela permettrait de comparer les informations, de compléter certains sujets et surtout de ne plus dépendre d’un seul ouvrage. Mais cela pose d’autres questions : quelles sources choisir (j’ai déjà The Pursuit of Glory de Tim Blanning) ? Comment gérer les contradictions ? Comment indiquer clairement à l’utilisateur d’où vient une information ? Et jusqu’où agrandir la base sans transformer complètement le projet initial ?
Pour le moment, je préfère donc conserver cette contrainte. Elle fait partie de l’expérience. HistorIA est un petit laboratoire qui me permet de réunir plusieurs choses que j’aime bien : lire, prendre des notes, structurer de l’information, expérimenter avec l’IA et essayer de transformer tout cela en un outil réellement utilisable.
Maintenant, c’est à vous. Testez-le, posez-lui des questions simples, des questions compliquées, essayez les personnages, utilisez les suggestions et tentez aussi de le mettre en difficulté. Si vous trouvez une réponse complètement absurde ou un comportement étrange, c’est presque aussi intéressant qu’une bonne réponse. N’hésitez pas à m’envoyer des messages lorsque vous rencontrez un problème !



